“Le pessimiste se plaint du vent. L’optimiste espère qu’il va changer. Le réaliste ajuste ses voiles.”

William Arthur Ward, Egyptologue britannique

Qu’est-ce que la psychothérapie ?

Pour quiconque se sent psychologiquement vulnérable ou fragile, se lancer à la recherche d’une psychothérapie ou d’un psychothérapeute peut paraître une entreprise particulièrement éprouvante. Parmi toutes les psychothérapies (plus de 200 officiellement répertoriées), y en a-t-il de plus efficaces que d’autres? Est-ce que certains problèmes s’y prêtent mieux? Quand et comment devrait-on y avoir recours?

C’est à ces questions que cette fiche tentera de répondre, même si les réponses ne seront ni définitives, ni absolues. Le domaine est encore jeune, en constante évolution, et beaucoup de controverses subsistent. Plusieurs écoles de pensée s’affrontent. D’ailleurs, les chercheurs ne s’entendent pas sur la notion même d’efficacité; que signifie précisément s’améliorer, être guéri, rechuter?

Heureusement, on retrouve aussi de très nombreux points d’accord. Dans l’état actuel des connaissances, trois conclusions principales semblent s’imposer :

  • La majorité des psychothérapies bien menées donnent de bons résultats.
  • La réussite de la thérapie dépendrait d’abord et avant tout de la motivation et de l’engagement du sujet.
  • L’alliance thérapeutique qui s’établit entre le patient et son thérapeute serait beaucoup plus déterminante pour prédire l’issue du traitement que la technique particulière utilisée par l’intervenant.

Les bienfaits de la psychothérapie

  • Cesser de souffrir psychologiquement (phobies, angoisses, anxiété, panique, déprimes récurrentes…).
  • Régler des problèmes affectifs ou relationnels (obsessions, timidité, estime de soi, échecs amoureux…).
  • Modifier des comportements qui nuisent au bien-être (stress post-traumatique, dépendances diverses, maux imaginaires, dysfonctions sexuelles…).
  • Faire face à une crise existentielle et redéfinir ses objectifs de vie (après quoi je cours?, réorientation de carrière…).
  • D’autres y ont également recours, non pas tant pour régler des problèmes spécifiques, mais pour acquérir de nouveaux outils afin de se réaliser pleinement ou pour améliorer l’adéquation entre leurs valeurs et la réalité de leur vie.
  • Bien-être et développement personnel : meilleure estime de soi et connaissance plus précise de ses besoins

La psychothérapie en pratique

Le psychothérapeute

Tout d’abord le psychothérapeute installe un cadre thérapeutique pour assurer la sécurité et la relation de confiance avec le consultant, élément majeur pour une psychothérapie réussie. Le cadre thérapeutique se définit par : le lieu, la périodicité et la durée des séances, le tarif, les règles appliquées en cas de manquement à une séance, les méthodes, les codes de déontologies auxquels le psychothérapeute se tient.

Ce cadre est expliqué par le psychothérapeute lors de la première séance, et la personne qui consulte donne son accord, c’est comme un contrat psychothérapeutique entre le consultant et le thérapeute. Si le cadre venait à changer, il est nécessaire d’établir un nouvel accord. Ceci est primordial pour assurer la qualité du travail thérapeutique.

Une relation de confiance est primordiale entre psychothérapeute et consultant ; elle va tout au long des séances permettre à ce dernier d’aller plus loin sur sa quête personnelle et d’être dans une dynamique de progression du travail thérapeutique.

Bien choisir son psychothérapeute

Si vous envisagez d’entreprendre une psychothérapie, voici quelques pistes qui pourraient vous aider à en tirer le maximum de bénéfices.

Soyez prêt. Clarifiez vos objectifs, vos attentes, vos espoirs. Sont-ils à court ou à long terme? Le malaise est-il précis ou diffus? Demandez-vous ce que vous êtes prêt à investir, en temps, en argent et en engagement personnel.

Facilitez l’établissement d’une solide alliance thérapeutique. Recherchez une approche, un cadre et un style de thérapeute qui correspondent au genre de personne que vous êtes et à vos valeurs. Vous pouvez consulter le tableau récapitulatif et aller voir plus en détails les fiches des psychothérapies qui vous intéressent.

Demandez conseil. N’hésitez pas à demander des références à des personnes en qui vous avez confiance : des amis qui sont déjà passés par là, votre médecin, un professionnel de la santé, etc. De plus, plusieurs ordres professionnels et associations de thérapeutes offrent des services de référence. Vous pourrez discuter avec eux du genre d’intervenant que vous recherchez, et ils pourront vous proposer différents choix parmi leurs membres.

Assurez-vous de choisir un thérapeute compétent. S’il n’est pas membre d’un ordre professionnel, fait-il partie d’une association reconnue qui possède des normes de pratique, un code d’éthique, qui offre des recours, etc.? Quelle est son expérience? Peut-il vous fournir des références?

Évaluez la qualité de l’alliance thérapeutique dès les premières rencontres. Si elle ne vous paraît pas satisfaisante, envisagez rapidement une alternative. Et osez vous faire confiance : les études démontrent que les clients sont bien meilleurs que les thérapeutes pour juger de la qualité de l’alliance thérapeutique. Gardez toutefois à l’esprit que vous ne recherchez pas un ami, mais un professionnel compétent qui pourra vous aider, vous faire avancer, vous confronter si nécessaire.

Et ensuite, plongez. Souvenez-vous que votre implication et votre collaboration sont primordiales.

Le lien entre le patient et le thérapeute

La qualité de l’alliance thérapeutique : 30 %. On décrit généralement l’indispensable alliance thérapeutique de la façon suivante :

  • Dans un esprit de collaboration, le client et le thérapeute s’entendent sur leurs tâches respectives, et les considèrent comme importantes et pertinentes.
  • Les objectifs de la thérapie sont clairs, bien compris et endossés par les deux parties.
  • Un lien affectif basé sur la confiance, l’implication, l’acceptation ainsi qu’une grande empathie de la part du thérapeute relient les deux personnes.

Le Dr Michael Craig Miller, l’éditeur de la Harvard Mental Health Letter de septembre 2004, a bien résumé l’importance de l’alliance thérapeutique. Il affirme qu’elle est essentielle au succès de toute psychothérapie et, comme l’ont démontré nombre de synthèses d’études, qu’elle serait plus déterminante que n’importe quel autre aspect spécifique du traitement. La recherche démontre que plus l’alliance est forte, meilleurs seront les résultats. Toutefois, le fait que l’intervenant soit amical, ouvert ou accueillant n’est pas suffisant; le patient doit également sentir qu’il est vraiment compris et que le thérapeute est digne de confiance et tout à fait compétent.

Dans une synthèse d’études portant sur les liens thérapeute-alliance thérapeutique, on a constaté que les principales qualités que devrait démontrer un thérapeute pour susciter une solide alliance sont d’être souple, honnête, respectueux, digne de confiance, chaleureux, intéressé et ouvert. L’utilisation de diverses techniques comme le soutien à l’expression des émotions, l’exploration et la réflexion sur le passé du patient ainsi que l’interprétation juste de ces observations contribueraient également à l’alliance.

Déroulé d’une séance

De manière générale les séances ont un cadre similaire : la durée moyenne et le tarif peuvent varier selon la spécialité pratiquée et le psychothérapeute.

Tout d’abord il y a l’accueil du client : recueil de la parole, écoute et exploration des motifs de consultation.

Le psychothérapeute pose le cadre des séances : durée, tarif, modalité d’annulation, tout cela afin de garantir un travail rigoureux.

La durée de la thérapie varie selon le besoin spécifique du consultant et les objectifs qu’il souhaite atteindre.

Contre-indications de la psychothérapie

Tout le monde n’est pas formé à la psychothérapie. La psychiatrie par exemple est axée sur la prescription médicale et non un suivi psychologique en priorité. Le psychothérapeute doit savoir diriger le consultant vers d’autres spécialistes s’il n’a pas les compétences adéquates pour le suivre ; par exemple en cas de schizophrénie, bipolarité, dépression. La psychothérapie ne remplace pas un suivi médicamenteux nécessaire dans le cadre de certaines pathologies, elle peut compléter celui-ci.

Avis du spécialiste

Être supervisé dans sa pratique est essentiel pour mener à bien un travail thérapeutique de qualité et aider réellement le consultant à avancer et dépasser certains mécanismes (répétition schémas familiaux, croyances négatives fortes ancrées…).
L’implication et l’interaction du consultant et du psychothérapeute est une co-création qui va lui permettre d’avancer sur son processus en amenant des prises de conscience nécessaires au changement ; il pourra alors s’inscrire dans une nouvelle dynamique de vie, s’apaiser et utiliser tout son potentiel que ce soit dans les domaines : affectif, familial ou professionnel.

Source : “Passeport Santé”

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